Mutélios septembre rose, femme portant le ruban turquoise symbole des cancers gynécologiques
Septembre Turquoise : sensibilisation aux cancers gynécologiques
Actualité
Chaque année en France, plus de 17 000 femmes apprennent qu'elles sont atteintes d'un cancer de la sphère gynécologique. Moins médiatisés que le cancer du sein, ces cancers dits « pelviens » – touchant l'endomètre, l'ovaire, le col de l'utérus, la vulve ou le vagin – restent trop souvent diagnostiqués à un stade avancé faute d'information.

L’enjeux de Septembre Turquoise

A l’instar d’Octobre Rose qui sensibilise à la lutte contre les cancers du sein, Septembre Turquoise a pour objectif de mobiliser contre les cancers gynécologiques. 

Créé en France en 2017 à l’initiative de l’association de patientes IMAGYN (Initiative des Malades Atteintes de Cancers Gynécologiques), cette mobilisation annuelle vise à lever les tabous autour des pathologies gynécologiques, d’informer sur les signes précurseurs trop souvent banalisés et de promouvoir le dépistage et la vaccination comme leviers majeurs de prévention.

Les cancers gynécologiques regroupent plusieurs pathologies :

  • Cancer de l'endomètre : c'est le cancer gynécologique le plus fréquent en France, touchant principalement les femmes ménopausées. Il est souvent diagnostiqué tôt grâce aux saignements anormaux.
  • Cancer de l'ovaire : ce cancer est plus compliqué à détecter de part ses symptômes peu visibles. Dans près de 75 % des cas, il est découvert à un stade avancé.
  • Cancer du col de l'utérus : il est causé dans plus de 90 % des cas par le Papillomavirus Humain (HPV). C'est un cancer presque entièrement évitable.
  • Cancers de la vulve et du vagin : cancers plus rares (moins de 5 % des cancers gynécologiques), ils touchent souvent des femmes plus âgées ou liées à des infections HPV chroniques.

Cancers gynécologiques : quels sont les symptômes et signaux d'alerte ?

L'un des principaux obstacles à une prise en charge précoce réside dans le caractère non spécifique des premiers symptômes. Beaucoup de femmes attribuent leurs douleurs ou désagréments à la digestion, au stress ou à la ménopause.

Voici les signaux qui doivent vous inciter à consulter votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme :

Les symptômes du cancer de l'endomètre :

  • Saignements vaginaux anormaux :  tout saignement survenant après la ménopause (même une trace minime ou rosée) doit impérativement faire l'objet d'une consultation.
  • Chez la femme non ménopausée : saignements très abondants ou survenant en dehors des règles.
  • Pertes vaginales inhabituelles (blanches, rosées ou odorantes).

Les symptômes du cancer de l'ovaire :
Le cancer de l'ovaire est souvent asymptomatique au début et est difficile à diagnostiquer. Soyez vigilante si vous ressentez une combinaison de signes nouveaux, fréquents et persistant plus de 2 à 3 semaines :

  • Ballonnements abdominaux fréquents ou augmentation inexpliquée du tour de taille.
  • Douleurs pelviennes ou abdominales chroniques.
  • Satiété rapide, perte d'appétit ou troubles digestifs persistants (nausées, constipation).
  • Envies fréquentes ou pressantes d'uriner.

Les symptômes du cancer du col de l'utérus :

  • Saignements après les rapports sexuels (même minimes).
  • Saignements entre les règles ou après la ménopause.
  • Douleurs pendant les rapports sexuels.
  • Pertes vaginales anormales ou douleurs lombaires/pelviennes persistantes.

Les symptômes des cancers de la vulve et du vagin :

  • Démangeaisons intimes chroniques ne cédant pas aux traitements antifongiques.
  • Brûlures, douleur locale ou sensation de masse.
  • Apparition d'une lésion, d'une grosseur ou d'une modification de la couleur/texture de la peau de la vulve.

Présenter l'un de ces symptômes ne signifie pas nécessairement que vous avez un cancer. Cependant, seul un examen médical peut en déterminer la cause. N'attendez pas votre rendez-vous annuel si vous constatez une anomalie.

Comment agir ? Dépistage, vaccination et rendez-vous de santé

Parce qu’il vaut mieux être trop prudent que pas assez, ne négligez pas le suivi régulier par votre gynécologue ou votre médecin traitant et ce même après la ménopause. À l'arrivée de la ménopause, de nombreuses femmes réduisent, voire interrompent totalement, leur suivi gynécologique. C'est pourtant une période où la vigilance doit rester maximale : l'incidence de plusieurs cancers (notamment de l'endomètre, de l'ovaire ou de la vulve) augmente avec l'âge. Une consultation annuelle auprès d'un médecin traitant, d'un gynécologue ou d'une sage-femme reste indispensable quel que soit votre âge. 

Plus un cancer est détecté tôt, plus les chances de survie sont élevées.  C’est pourquoi il est recommandé de se faire vacciner dans la mesure du possible et dépister en cas de doute : 

  • Cancer du col de l’utérus : l’Assurance Maladie a mis en place un programme 100% pris en charge de dépistage du cancer du col de l'utérus s'adressant à toutes les femmes de 25 à 65 ans. Il prend la forme d’un frottis tous les 3 ans pour les 25/30 ans et d’un test HPV HR tous les 5 ans pour les 30/65 ans. Ce dépistage est réalisé chez un gynécologue, un médecin généraliste, une sage-femme, dans un laboratoire de biologie médicale ou dans un centre de planification/santé.
     
  • Cancer de l'ovaire ou de l'endomètre : la prévention repose sur la consultation gynécologique annuelle. Elle permet un examen clinique (palpation, spéculum) et de faire le point sur vos antécédents. Une stratégie de suivi renforcé (échographie endovaginale, dosages sanguins, chirurgie prophylactique) est mise en place pour les femmes à haut risque génétique.
     
  • La vaccination anti-HPV : l’Assurance Maladie met également en place une campagne 100% prise en charge pour la vaccination contre le papillomavirus (HPV) pour tous les élèves de 5ème.  Ce dernier protège contre les souches virales responsables de 90 % des cancers du col de l'utérus, mais aussi des cancers du vagin, de la vulve, de l'anus et de l'oropharynx. Ce vaccin est recommandé pour toutes les filles mais aussi les garçons de 11 à 14 ans avec un rattrapage possible jusqu'à 19 ans révolus.

Quel que soit votre âge, le dispositif « Mon bilan prévention » de l’Assurance Maladie vous permet d’obtenir un suivi adapté et de faire un point complet avec un professionnel de santé sur le suivi gynécologique et la prévention globale.
 


Pour aller plus loin

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