Mutelios le Mag 3, focus, femmes échangeant des médicaments dans une pharmacie

Mutélios Le Mag #3 - Focus

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Petits maux du quotidien, nuits écourtées par une toux agaçante, maux de tête qui pointent après une journée chargée… Face à ces petits soucis de santé, l’automédication est devenue un réflexe pour nombre d’entre nous. Une pastille ici, un anti-douleur là, une tisane spéciale sommeil… Et hop ! la journée ou la nuit sont sauvées !! Mais derrière cette pratique devenue banale se cache une question essentielle : comment trouver l’équilibre entre autonomie et sécurité ?

Automédication et recours aux soins : comment trouver le bon équilibre

Dans les pharmacies, les rayons dédiés à l’automédication, aux médicaments en accès libre ne cessent de gagner du terrain. Analgésiques, pastilles pour la gorge, antihistaminiques ou produits digestifs… Un vrai supermarché de la santé ! L’automédication répond à un double besoin : rapidité et simplicité.

Qu'est ce que l'automédication ?

L’automédication consiste à utiliser un médicament sur sa propre initiative pour traiter des symptômes simples et déjà connus ou des maladies bénignes (fièvre, maux de tête, brûlures d’estomac, diarrhée…). Elle s’effectue sans avis médical et généralement aussi sans le conseil d’un pharmacien. Il peut s’agir de l’achat d’un médicament en libre-service, sans ordonnance ou de la consommation d’un produit déjà présent dans la pharmacie familiale.

De quels médicaments s'agit-il ? 

Il peut s’agir de :

  • Médicaments en accès direct à la pharmacie. Ces produits sont inscrits sur une liste spécifique publiée par l’Agence Nationale de la Sécurité du publiée par l’Agence Nationale de la Sécurité du Médicament (ANSM) et répondre à plusieurs critères précis : traiter une maladie bénigne dont le diagnostic peut être réalisé sans consultation de son médecin traitant et être accompagné d’une notice pour l’automédication (dose pour chaque prise, durée du traitement limitée à quelques jours), ne pas présenter des risques importants d’interactions médicamenteuses, avoir une forme d’administration simple (pas d’injection).
  • Médicaments à prescription facultative : ils peuvent être prescrits ou non par un médecin mais ils ne sont pas en accès direct. Le pharmacien joue dans ce cas son rôle de conseil (s’assurer qu’il est sans danger, conseils de posologie…)
  • Médicaments prescrits pour des traitements antérieurs présents dans la pharmacie familiale.
     

8 français sur 10 ont recours à l’automédication pour des maux du quotidien (mal de tête, rhume, toux)

 

Quels sont les avantages ?

L’automédication s’appuie sur deux éléments clés :

  • La reconnaissance d’un symptôme connu et simple
  • L’usage de médicaments sûrs, en respectant les conditions d’utilisation.

Si ces deux éléments sont respectés l’automédication présente différents avantages. Elle permet de :

  • Gagner du temps car certaines infections bénignes ne nécessitent pas symétriquement de consulter. Elle peut soulager rapidement un symptôme.
  • Renforcer l’autonomie en santé en permettant à chacun de mieux connaitre son corps, ses réactions et ce qui peut le soulager.
  • Désengorger les soins : en évitant de consulter pour ce que l’on appelle couramment de la « bobologie », l’automédication peut contribuer à laisser plus de place chez les professionnels de santé pour de vraies urgences ou des cas plus graves.

Quels sont les risques d'une automédication mal maitrisée ? 

L’écueil principal de l’automédication est sans aucun doute le mauvais diagnostic. Parfois un symptôme jugé banal peut cacher une pathologie plus sérieuse. Cette erreur peut entraîner la prise d’un traitement inutile, inefficace qui va laisser se développer la vraie maladie. D’autres risques existent :

  • Interactions et surdosage : de nombreux médicaments en accès libres contiennent les mêmes molécules que certains traitements prescrits. Ce qui peut provoquer des allergies, diminution de l’efficacité du médicament prescrit ou augmentation de sa toxicité.
  • Mauvaise conservation du médicament dans votre pharmacie familiale.
  • Population à risque : l’automédication est déconseillée aux femmes enceintes, aux enfants, aux personnages âgées, aux personnes atteintes de maladies chroniques.
     


Quand faut-il consulter ?

Voici quelques signaux qui justifient le recours aux soins :

  • Persistance des symptômes ou aggravation (fièvre prolongée, douleur inhabituelle, toux de plus de 3 semaines, troubles digestifs récurrents).
  • Apparition de nouveaux symptômes (vomissements, éruption cutanée, difficultés respiratoires…)
  • Doute ne jamais hésiter à consulter au moindre doute sur les symptômes.

Comment trouver l’équilibre entre automédication et recours aux soins ?
Il est tout d’abord important de s’informer auprès de sources fiables comme votre pharmacien, les sites institutionnels et de surtout éviter les forums ou les influenceurs. Ensuite, il faut limiter la durée de l’automédication : pas plus de 2-3 jours pour une fièvre et de 5 jours pour un rhume ou une allergie mineure. Autre conseil important : lisez attentivement la notice et ne multipliez pas les médicaments pour éviter les doublons. Enfin demandez conseil à votre pharmacien. Il connaît les médicaments, leurs interactions, les contre-indications et peut vous orienter vers un médecin si la situation l’exige. Il vous donnera un avis rapide, gratuit et souvent déterminant pour éviter les erreurs.

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